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Le maquillage, héritier secret de la peinture

Maquilleuse appliquant un maquillage précis sur le visage d’une femme, éclairage chaud en clair obscur inspiré des portraits de la Renaissance, ambiance d’atelier artistique.

Comprendre ut pictura poesis


Une petite phrase venue de l’Antiquité éclaire encore notre métier aujourd’hui : ut pictura poesis.


Elle apparaît chez le poète latin Horace, dans son Art poétique, au Ier siècle avant Jésus Christ. La traduction la plus juste est : « comme la peinture, ainsi la poésie ».


L'idée est que certaines œuvres nous touchent immédiatement. Un regard suffit et quelque chose se passe émotionnellement parlant.


D’autres demandent du temps… Il faut revenir, relire, observer, laisser infuser ce qu’elles réveillent en nous.


Pour Horace, un poème agit comme un tableau. Il raconte bien sûr, mais surtout il fait ressentir. Comme une image, il déclenche une sensation et met quelque chose en mouvement à l’intérieur.


La beauté dépasse donc ce que l’on voit ou ce que l’on lit. Elle se vit.


Mais cette idée commence un peu plus tôt, chez Aristote.



Aristote et Horace déplacent le regard sur la beauté


Dans sa Poétique, Aristote observe ce qui fait qu’une œuvre tient debout.


Pour lui, une tragédie fonctionne lorsqu’elle est structurée, cohérente et organisée. L’ordre et la proportion rendent l’ensemble compréhensible.


Ainsi, la beauté ne dépend pas seulement de ce qui est montré. Elle tient à la construction, à la manière dont les éléments s’accordent pour produire une émotion claire et maîtrisée.


Dans le prolongement de cette réflexion, Horace approfondit le mouvement. Avec ut pictura poesis, il rappelle que l’œuvre existe aussi dans le regard de celui qui la reçoit.


Certaines frappent immédiatement, d’autres se dévoilent peu à peu. Ce qui importe, c’est ce qu’elles éveillent en nous.


Progressivement, la réflexion glisse de l’objet beau vers l’expérience qu’il fait naître chez celui qui le regarde.



La peinture a éduqué notre regard


À la Renaissance, les peintres s’emparent de ces idées et leur ambition dépasse la ressemblance, car ils cherchent désormais à produire un effet et à orienter l’émotion.


Peu à peu, trois principes s’imposent : 


  • La lumière modèle les volumes. Le clair obscur sculpte les pommettes, creuse les ombres et donne de la profondeur au regard.

  • La couleur crée l’harmonie. Une peau contient plusieurs nuances, des superpositions de couches opaques et des transparences.

  • La composition dirige l’attention. Le regard devient le centre expressif du portrait.


Ces principes structurent encore le maquillage professionnel de nos jours.


  • Le contouring reprend le modelé pictural.

  • La correction chromatique prolonge les superpositions de teintes.

  • La mise en valeur des traits suit une logique de composition.


Notre manière de percevoir la beauté vient en grande partie de là. Elle s’est façonnée au fil des siècles, dans les ateliers, sur les toiles, à travers des regards posés sur d’autres visages.



Le maquillage, une peinture vivante


Le maquillage n’ajoute pas simplement “du beau”, il organise la perception et structure le regard posé sur un visage.


Par exemple, un teint lumineux affirme une présence. Un regard intensifié donne de la profondeur à l’expression. Une bouche accentuée apporte du poids à la parole.


Il s’agit de mettre en valeur ou de révéler ce qui existe déjà.


C’est là que se révèle le sens profond de ut pictura poesis. De la même manière que la peinture façonne le regard, le maquillage façonne la relation. Le visage devient une image, perçue par les autres autant que par soi-même, puis il se transforme en message, porteur d’intention, d’émotion et de présence.


La beauté quitte alors la surface pour entrer dans l’expérience. Elle circule entre celui qui se montre et celui qui regarde, et c’est dans cet espace invisible que naît la perception.


Chaque matin, devant un miroir, nous prolongeons un geste ancien, hérité des rituels et des arts du visage, celui de faire apparaître une présence.




Si cette réflexion vous donne envie de vous questionner, alors cet article a déjà trouvé son sens.


À très bientôt pour continuer à penser l’image, l’identité et le maquillage.

Stéphanie Bernard



Ces questions sont développées plus largement dans mon ouvrage Psychologie du maquillage, identité, impact et résilience, consacré au lien entre image, perception de soi et reconstruction personnelle.




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